La dette face au siècle des dépendances : que peut encore financer un État débiteur ?

Tribune

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Pendant quinze ans, la dette publique a été abordée sous l'angle d'une morale comptable, dans un contexte de taux bas et de mondialisation apaisée. Ce monde s'est retiré.

Le choc de taux observé à l'été 2026 et l'alourdissement de la charge de la dette remettent la contrainte extérieure au cœur de la politique économique. Pourtant, différer les investissements stratégiques dans l'énergie, les réseaux, le numérique ou la défense au seul motif du désendettement reviendrait à prolonger des dépendances coûteuses.

Dans ce quatrième numéro de « CONVICTIONS », Francis Jaisson, Président de Covéa Finance, analyse les conditions d'un emprunt public au service de la résilience nationale.

Les grands axes de ce numéro :

  • Le retour du ciseau budgétaire : Comment la hausse du coût du capital percute simultanément les comptes publics et le besoin d'investissement.
  • Dette de capacité vs Dette de confort : La nécessité d'isoler un périmètre restreint de projets stratégiques assortis d'objectifs de souveraineté mesurables.
  • Un monde sans arbitre : Pourquoi la fragmentation du commerce mondial impose de trier rigoureusement entre les dépendances acceptables et les vulnérabilités critiques.
  • Le rôle de l'Europe : Pourquoi la crédibilité budgétaire nationale est la condition préalable à toute ambition et mutualisation européenne.
Francis Jaisson, Président de Covéa FInance

« La dette n’est ni une richesse ni une faute en soi. Dans un siècle de dépendances, elle peut financer des capacités qui élargissent la liberté d’action du pays ; employée à couvrir des dépenses sans lendemain, elle rétrécit au contraire celle des gouvernements qui suivront. »

Francis JAISSON, Président de Covéa Finance

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