La bataille entre semi-conducteurs et logiciels : le marché nous parle de l’après IA
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Les marchés financiers ne se contentent pas de valoriser des entreprises : ils révèlent l’endroit où les investisseurs pensent que se déplacera la prochaine source de profits.
Au cours du premier semestre 2026, la stratégie boursière dominante semblait limpide : acheter les équipements de production et se méfier du logiciel. Mais depuis cet été, une rotation progressive s'opère. Ce rééquilibrage marque le passage de la phase d'installation d'une technologie à sa phase de déploiement.
Dans le troisième numéro de « CONVICTIONS », le format d'analyse macroéconomique de Covéa Finance, Francis Jaisson, Président de Covéa Finance, propose une lecture stratégique de cette transition.
Les grands enseignements de ce numéro :
- De la pelle à la pépite : pourquoi l'infrastructure tangible a capté les premiers flux de revenus, rejouant la logique classique des grands cycles technologiques ?
- Le changement de question boursière : la dépense d'investissement n’est plus une simple preuve d’ambition, elle devient une créance sur des résultats futurs.
- La migration de la rareté : de la puissance de calcul vers les données propriétaires, l'énergie disponible, la confiance et l'intégration dans les processus métiers.
- Le rôle de la souveraineté : fonderies de pointe, réseaux électriques ou bases de données, comment la géopolitique transforme ces facteurs de production en positions de pouvoir ?
« Dans la première étape de l'intelligence artificielle, la rareté se trouvait dans les machines. Dans la suivante, elle pourrait se trouver dans la capacité à transformer ces machines en décisions, en productivité et en revenus récurrents. Après les bâtisseurs d’infrastructures viennent les architectes des usages. »