"OnDécrypte l'Hebdo" - Prélude

Bilan & Perspectives

Temps de lecture : 12 min

Découvrez l'intégralité de notre suivi des marchés de la semaine - 2 novembre 2026

Le programme de la dernière semaine du mois d’octobre s’est avéré riche sur le plan monétaire avec la tenue des comités de politique monétaire de 5 des plus importantes banques centrales de la planète : la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque du Japon, la Banque du Canada et la Banque centrale de Nouvelle-Zélande. En dehors du resserrement de 25 points de base du taux directeur de l’autorité canadienne à 2,5 %, c’est une posture d’attente qui a été privilégiée par les autres banques centrales. Un attentisme peu surprenant après les récents mouvements de ces dernières, avec une surprise toutefois pour la Banque de Nouvelle-Zélande, pour laquelle une hausse du taux directeur était envisagée au regard du rythme atteint par la croissance des prix à la consommation.

Derrière ce moment de pause, ces statu quo conservent un biais restrictif. Les évaluations des risques sur l’inflation des banquiers centraux restent orientées à la hausse, et tous les membres de ces comités ayant exprimé un désaccord avec la décision finale de leur comité étaient favorables à un mouvement de hausse des taux. Un rappel, ici, que ces décisions continuent de s’inscrire dans un cycle mondial de resserrement des conditions de financement, débuté en 2026, en lien avec les conséquences sur les prix du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Si l’on considère les mouvements opérés sur les 3 derniers mois, 14 banques centrales de notre panel sur 32 ont monté leur taux directeur, un mouvement large et quasi généralisé dans le monde. Alors que la Banque d’Angleterre, la Banque de Norvège et la Banque de Suède se prononceront cette semaine, le cap pour les autres grandes banques centrales est désormais fixé en décembre, avec l’optique d’un potentiel nouveau tour de vis, les réunions de cette semaine s’inscrivant davantage comme un prélude. Dans un environnement de croissance résistante et d’inflation persistante, les autorités monétaires restent mobilisées contre l’inflation et cherchent à freiner la demande en durcissant davantage les conditions de financement. 

Nous pensons que le cycle de resserrement des politiques monétaires devrait effectivement se poursuivre sur les prochains mois, mais qu’il devrait aussi rapidement arriver à son terme en 2027. Le durcissement significatif des conditions de financement sur les taux souverains à long terme et le maintien d’une inflation élevée font croître les risques baissiers sur la consommation des ménages et sur l’investissement, devraient peser sur la croissance et limiter la pression de la demande sur les prix sur les prochains trimestres. De même, l’absence de tensions sur le marché de l’emploi dans cet environnement de croissance modeste ne devrait pas alimenter les effets de second tour sur les salaires redoutés par les banques centrales. Un environnement qui devrait permettre aux banques centrales de lever le pied et de laisser se diffuser les effets dans l’économie réelle des hausses réalisées sur 2026.

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Prélude au prochain mouvement des banques centrales
Rédigé par
Frédéric Kleiss_portrait2026

Frédéric KLEISS
Responsable du pôle Recherche Macroéconomique et Communication Front Office 

Sommaire

Analyse de l’évolution des marchés :
  • Obligataire par Nicolas VIENNE
  • Actions Europe par Victor LABATE
  • Actions Internationales par Félix LAROCHE
Analyse Suivi Macroéconomique :
  • États-Unis par Jean-Louis MOURIER
  • Asie par Jean-Louis MOURIER
  • Europe par Jean-Louis MOURIER

 

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